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Ego-Strip Outrospection

[Ego-Strip][Outrospection] Comment répare-t-on un coeur? Please RT

L’un des plus gros problèmes dans ma vie a toujours été les affaires de coeur. La relation homme – femme demeure un mystère pour moi. L’alchimie qui se crée entre deux personnes. J’ai toujours chercher à comprendre les Lois régissant le couple. La fusion de deux individualités. Et l’explosion due à la fission de celles ci.

Tant d’erreurs de parcours.
Combien de déviations? De dilemmes de l’arrêt de bus?

A chaque fois qu’une relation s’achève c’est mon microcosme cardiaque qui est chamboulé.

Combien de promesses aspirées dans la fosse septique des « j’aurais du »,  « il fallait que ».

Il est difficile de se faire à l’idée qu’on s’est entiché de quelqu’un, qu’on a fait des projets puis un jour constater que non, finalement nos destins n’étaient pas liés. C’est généralement un évènement douloureux et je ne doute pas que, si vous avez déjà été amoureux et vous êtes séparés du dernier candidat au titre d’ « amour de ma vie », vous voyez probablement de quoi je parle.

J’ai croisé plusieurs femmes de ma vie potentielles. A chacune ses qualités, ses putain de défauts, à chacune sa manière de me faire éjaculer, d’une façon toujours particulière. Puis la venue de ce moment où tout ce qui semblait si parfait s’est craquelé. Peu importe les raisons de la rupture quelque temps plus tard, incompatibilité de caractère, infidélités, lassitude, impuissance… Les histoires d’amour finissent toujours mal. En tout cas pour moi ça n’a jamais loupé…

Je suis passé par tous les états. De l’impression d’être un évadé de prison, courant dans les champs, ivre de liberté, à celui de serpillière chouinante, au programme le plus allégé en dignité, de loin mon préféré. Je suis passé par ce moment pur drama où je me suis juré de ne plus tomber amoureux, trop fatigué pour avoir envie de recommencer la construction d’une relation. Vient souvent le temps des regrets parce que Pedrolito était votre âme sœur ou encore parce que  Gwendoline était finalement celle qui vous cassait le moins les couilles mais les massait le plus. Puis le temps passe. Et tous les souvenirs virent pastels. Et la valse recommence.

Une nouvelle paire, une nouvelle combinaison se crée avec la prochaine âme esseulée qui vous donnera l’impression de vous comprendre comme personne avant ne l’avait fait.

Au delà des relations de longue durée je pense également à ces rencontres qui se font et rentrent dans la catégorie « mes souvenirs les plus flous » après une durée pouvant aller de quelques heures à quelques mois, durée record.

La vie sentimentale est un sujet sacré. Parfois le simple fait d’y avoir renoncé lui confère de l’importance, celle ci brillant par sa présence dans les sujets de conversation de vos amis qui essaieront de vous coacher vers le grand amour, souvent une copine dégueulasse traînant ses guêtres dans les alentours.

Après chaque débâcle amoureuse, je me retrouve les yeux vides, la tête pleine de souvenirs teintés d’amertume, hochant la tête sur du Céline Dion ou tout autre artiste ayant pour vocation d’aider son prochain à se suicider, et je me demande pourquoi. Pourquoi je m’entête à tremper dans ces affaires quand on constate l’étendue des dégâts après la dernière bataille? Corps et âme abîmés comme une vieille catin de 80 ans qui se serait offert une équipe de rugby pour son jubilé.

La réponse vient d’elle même très vite. Il est bon d’avoir quelqu’un dans sa vie, les fous rires à deux, les délires, transformer les moments de galères en moments uniques. Quelqu’un qui compte. Les amis sont et seront toujours là, mais bon… On se comprend.

Et la valse continue.

Alors j’avance en terrain miné, avec une dispute désamorcée par ici, une rupture me pétant à la gueule par là. Recollant encore et encore les morceaux, espérant à chaque fois être devenu un peu plus solide que la fois précédente… Pour constater que je suis toujours aussi mauvais  et je me redemande si je ne serai pas le dernier à la table au final.

Avec le recul, je constate que l’amour est en grande partie une question de timing. J’étais prêt et pas Elle, et réciproquement. Le second cas étant arrivé plus fréquemment que le premier. On s’est connu trop tôt. On s’est rencontré trop tard. Trouver le bon partenaire de piste reste une histoire de rythme. Encore ne faut il pas laisser passer celle qui est sur la même fréquence que vous.

Je me suis souvent retrouvé pris au piège de mes propres conneries, regardant en arrière l’oeil mouillé, constatant mes erreurs. Rediffusion en boucle du match perdu, analysant mes erreurs, criant à la faute devant mon écran de souvenirs. Je ferai ensuite une troisième mi-temps à en perdre haleine, me perdre moi-même. Et à chaque fois que je reprends conscience, je constate que les blessures ne sont pas parties, ça en met du temps pour cicatriser!

Nous sommes tous des systèmes isolés disposants de tellement de moyens de communiquer, alors peut être pourriez-vous me rendre un service et me renseigner: Savez vous comment réparer un coeur? Please, RT.

Triice, éternel débutant.

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Outrospection Quotidien

[Outrospection] Le dilemme de l’arrêt de bus.

J’ai une drôle de manie. Je suis peut être le seul. Peut être pas. Mais bon, j’ai cette manie. J’établis des « théorèmes » pour tout et n’importe quoi. Peut être est ce dû à mon parcours scientifique… Peut être aussi, est ce dû à mon habitude des débats de comptoir sur des sujets à la con avec des inconnus à barbe portant le nom de Jésus…

Toujours est il que j’ai pris l’habitude d’établir des stats, des comparatifs sur des sujets ne servant strictement à rien comme la fermeté de la fesse d’une femme en levrette, en fonction de son ethnie. Par exemple. Sujet cocasse auquel plus d’hommes que je ne peux le dire ont participé. Vous ne pouvez imaginer à combien de malheureux mecs casés je pourrais créer des problèmes si je révélais les propos de ces types de conversations. Mais je m’égare.

Vous connaissez ce moment où les chemins se séparent. Où il faut faire un choix dans sa vie. Comme celui où vous vous réveillez à côté de la femme avec qui vous avez partagé la nuit, avec une érection pleine de promesse, et que vous hésitez à placer une biffle au réveil, la première de votre jeune relation,  histoire de dire « coucou! », parce que vous savez que si vous le faites, rien ne sera plus comme avant. Je connais cet instant sous le nom du « dilemme de l’arrêt de bus ».

Comme toujours, derrière toute théorie avec un nom à la con se cache une anecdote.

Pressé une fois de plus, je m’étais démené pour me pointer à mon arrêt de bus dans les temps. Je fais en effet partie de ces emmerdeurs  qui s’entêtent à ne pas posséder le permis. Et que vous retrouvez généralement à dormir à l’arrière de votre voiture sans vergogne après une bonne soirée. J’étais donc en train d’attendre ce putain de bus qui avait maintenant 5 min de retard et commençait à devenir problématique.

Généralement dans cette situation il existe deux possibilités.

La première, quand on constate que le bus n’est toujours pas arrivé, probablement juste pour le plaisir de nous emmerder, consiste à envisager la marche à pied qui parait encore raisonnable pour être à l’heure. Le risque, réel, serait de voir le bus débarquer à un moment où il est trop tard pour revenir sur ses pas et le voir nous dépasser tranquillement. Ce gros bâtard.

La seconde possibilité serait d’attendre le bus. Qu’il arrive dans la minute et clôture ainsi ce moment gênant ou alors qu’il soit bel et bien en retard, voire supprimé et que l’on se dise alors qu’on a été bien con de l’attendre. Ce gros bâtard.

J’ai donc souvent eu l’occasion de me confronter à ces deux choix que j’effectuais en fonction de différents facteurs: fatigue, météo, envie de pisser… Généralement je faisais mauvaise pioche. Et c’est en marchant d’un pas rageur que j’ai réalisé que cette situation s’appliquait à bien des domaines de ma vie. Ces carrefours où vous avez l’impression que peu importe où vous allez aller, ça va être la merde.

Je trouve, par exemple, que le dilemme de l’arrêt de bus s’applique particulièrement aux vies professionnelles et sentimentales.

Toutes ces fois où on a rêvé de se barrer. Jeter le tablier. Bras d’honneur. Au revoir Président. Columbine. La totale.

Alors quoi faire?

Me barrer, le regard fier, farouche, confiant en mon avenir sans toucher le chômage parce que j’aurai démissionné et me dire qu’en fait c’était pas franchement malin de faire le super guerrier parce que maintenant les entretiens s’enchaînent, se ressemblent et ne concluent pas?

Je pourrais également rester, attendre cette promotion, cette augmentation qui ne viendra jamais… J’avais déjà exprimé ce que j’en pense précédemment. Encore une impasse. Encore et toujours cette sensation pesante de participer à un acte sexuel où je ne serais pas consentant, luttant contre cette envie de me retourner avec ce regard de bête traquée qu’ont toutes ces connasses qui passent leur temps à mourir dans les 5 premières minutes d’un slasher movie.

Dilemme de l’arrêt de bus.

Ca, c’est moi. Après mon dernier entretien annuel.

 

Il y  a aussi le champ sentimental, il prend de la place donc, forcément, les possibilités sont nombreuses.

Combien d’entre vous se sont retrouvés en couple, dans cet instant dramatique où il va falloir prendre une décision.

Après tout ce temps, allez vous décider à repartir pour la prochaine quête? Laisser le confort d’une vie que vous connaissiez, que vous aimiez et à laquelle vous vous étiez habitué pour vous plongez dans l’inconnu? Repartir sur les voies du célibat. Retourner dans cet atmosphère de marivaudage. Le jeu de l’amour et du hasard ça va cinq minutes mais bon, le livre faisait 100 pages, on va pas se taper éternellement ces conneries. Mais ça, c’est si vous décidez de quitter la station. De partir à pied, au détour des rues, quitte à tomber sur des impasses. Quitte à voir le bus passer derrière vous…

Vous pouvez aussi décider de rester. Et, peut être, de vous rendre compte que tout pressé que vous étiez, vous avez pris le mauvais bus, mauvaise station à l’arrivée. On descend, on repart en arrière et on recommence. Vous pouvez également vous retrouver à constater que ce bus que vous attendiez n’est finalement pas arrivé et vous voilà en retard. L’heure tourne, la ménopause guette. Au final, on ne peut vraiment pas compter sur ces saloperies de transports.

Dilemme de l’arrêt de bus.

Evidemment comme je l’ai dit, je marchais d’un pas rageur. Je n’oublie pas toutes ces fois où mon bus est bien arrivé. Où le train était à l’heure. Je n’oublie pas tous ces moments où j’ai décidé d’y aller à pied. Et que la balade était belle. Beau soleil, bonne humeur. Je n’oublie pas tout ça.

C’est donc pendant que je marchais, que j’ai abouti à la conclusion que le « dilemme de l’arrêt de bus » ne représentait en fait rien de plus que tous ces bouts de vie par lesquels nous passons, ces choix perpétuels qui ne s’arrêteront qu’à l’heure où nous choisirons la maison de retraite ou l’euthanasie. C’est pendant que je marchais, de ce pas rageur, que je me suis dit surtout, qu’il fallait que j’arrête de réfléchir à des conneries quand je suis en retard et que j’attends le bus.

 
Triice, probablement en train de marcher à la prochaine station.

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Ego-Strip Outrospection Quotidien

[Outrospection] Il faudrait.

Au pays des feignasses le procrastinateur est roi.
Sceptre à la main, je me pavane.
Ce n’est pas faute de ne pas m’être trouvé des excuses. Le taf, les taffes. La cuite de la veille, la biture du lendemain. J’ai même réussi à me persuader plusieurs fois être occupé quand je regardais juste le temps passer, mes testicules battant la mesure tels une version revisitée du pendule de Newton.