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Ego-Strip Quotidien

[Ego-Strip] Ménage de printemps

A un moment écrire n’a plus été drôle, alors j’ai arrêté.
Ce qui avait été pendant un temps un exutoire agréable me donnait maintenant l’impression d’en être au dernier stade d’une relation consommée et mourante. Ce sentiment que vous avez quand, pendant un instant d’intimité, vous vous rendez compte que vous ne ressentez plus rien. Plus que de pauvres va-et-vient mécaniques en évitant tout contact visuel. Alors,  oui, il y aura probablement éjaculation, malheureusement moins le fruit d’une explosion que d’un “floc” dégueulasse.

Peut-être était-ce la faute d’un quotidien vidé de sa magie. Non pas que l’emploi du temps se soit moins rempli, au contraire, le temps manque pour tout faire. Enchaînement dynamique de jours, de weekends se comptant vite en années. Forcément, j’ai perdu voire abandonné quelques rêves en chemin. Toujours tête en l’air, je les ai négligés. Et la somme des échecs semble être trop importante pour être remboursée, je pense que j’ai fini par me mettre dans le rouge.
Mais la vie aime jouer des tours, il arrive que les choses s’emballent et il faut savoir se laisser porter.

Quatre ans déjà.
C’est fou ce que le temps passe vite. L’avantage d’une histoire c’est que le temps n’importe plus. Il est possible de résumer une longue période en quelques paragraphes, en un instant. Je pense qu’un retour en arrière s’impose. Il est temps de reprendre l’exercice, j’ai encore la plume endormie et le mot engourdi.

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Ego-Trip

[Ego-Trip] A toi, ma fille.

Ma chérie,

J’ai écrit à ton frère alors qu’il était encore dans mes bourses et je me suis dit que j’étais sexiste de ne pas penser à toi.
Alors voilà, ma fille, cette lettre qui je l’espère, ira jusqu’à toi. Au moment où je t’écris j’aimerais te raconter comment j’ai rencontré ta mère, mais je ne la connais pas encore. En revanche, je suis sur qu’au moment où tu me liras elle sera en train de me casser les couilles pour une pension.
Connasse.
Mais ce sont des histoires de grandes personnes, comme ils disent, et ce n’est pas le sujet.

Je t’écris cette lettre au cas où. Au cas où je serai devenu un vieil emmerdeur. Au cas où j’aurais renoncé à être ce que je suis maintenant pour devenir une version aigrie et lessivée de moi-même. Je t’écris pour te dire que je t’aime, tout simplement.

J’aurais aimé être aussi à l’aise pour t’écrire que je ne l’aie été pour ton frère. Mais c’est un peu plus délicat.

Ce n’est pas que je t’aime moins, absolument pas. C’ est que je ne sais pas exactement comment m’y prendre. Je m’imagine déjà en train d’essayer de te coiffer le matin… Je ne vais pas aider ta côte de popularité.

Je sais déjà que j’aurai envie de casser la gueule des mecs qui t’auront fait pleurer.
Je sais déjà que je ne te croirai pas quand tu me diras que ton décolleté est à la mode et je me ferai un plaisir de t’envoyer te changer, c’est pas le Moulin Rouge chez moi.
Je sais déjà qu’il faudra que je ne m’enflamme pas (tout de suite) si tu me demandes si on peut être enceinte après que la capote ait décidé de craquer.

Je ferai au mieux ma fille. Avec les moyens du bord. Alors ne me demande pas quelle serviette t’irait le mieux, ni quel est le tampon qui s’ouvre en corolle. Arranges toi avec ta daronne et dis-moi juste ce qu’il faut que je t’achète.

Il faudra que tu m’excuses si Papa a tendance à être trop protecteur. C’est que je n’ai pas toujours été un exemple auprès des filles. J’ai déjà bradé mes principes pour baiser, que dis-je, je les ai balancés aux chiottes avec le sourire. Oui, comme pas mal de mecs, Papa a connu la crise. Je n’ai pas toujours été le genre de gars que j’aimerais que ma fille rencontre. Et je sais que des bâtards te feront pleurer. Te feront de la peine. Mais tu les emmerdes.

Malgré tout, évite de rester vierge jusqu’à 35 ans. Préserver son corps c’est bien, mais il y a deux trois fonctions sympas, ce serait dommage de ne pas en profiter. Mais même quand tu voudras t’amuser, évite de payer tes fesses pour un twix, tu le regretterais plus tard. Après une MST, un gosse surprise, ou un gang bang.

Non, ma chérie tu ne seras pas aussi forte qu’un homme, sauf si tu fais du culturisme, mais je trouve pas ça très joli, alors fais plutôt de la danse moderne comme ta tante à son âge. Tu es une femme. Et tu disposes d’atouts certains. Et je parle de ta tête, alors évite d’écarter les cuisses pour n’importe quoi, putain !

Je te donnerai tout. Et tu me rendras dingue.

J’essaierai d’être un père cool, mais oublies le passage de tes petits copains à la maison. Il ne manquerait plus que je t’entende t’envoyer en l’air. Tu feras ça dans une caisse, on est tous passé par là.

Sois heureuse, vis ta vie. Rends-moi fier, sois fière de toi. Vis pour ce en quoi tu crois, et si un enfoiré tente de t’en dissuader  il faut que tu saches que la peau est très fine entre les jambes d’un homme. Frappe là où ça fait mal.

Evite d’être hystérique sans raison. Réalise que les hommes et les femmes n’ont pas le même schéma de pensée alors arrête de crier et trouve une autre méthode, que tu apprendras à ta mère par la même occasion.

Il y a encore tant de choses que peut être je devrais dire et ne te dirai jamais et même si je ne suis pas très bavard, ni très expansif sur mes sentiments, souviens toi que quoi qu’ il se passe ton père t’aime et sera toujours là.
 

Triice, ton papa.

2 réponses sur « [Ego-Trip] A toi, ma fille. »

C’est super intéressant la façon dont tu te projettes. Tu imagines un scénario à la fois tendre et émouvant et à la fois rempli de galère (future réalité?). Ça me fait dire que malgré les galères tu restes quelqu’un de positif, même si c’est pas ce que tu dirais, mec tu as les pieds sur terre.
Étant une meuf et donc ayant vécu les premières amours, les premières relations sexuelles puis les suivantes, c’est assez intéressant (intrigant) de voir ta vision en tant que futur père d’une ado.
Bel article, je l’ai dévoré.

Un article calme, posé, réfléchi que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire, lâchant parfois un sourire parce qu’il fallait bien à certains moments !

Je suis pas doué avec les mots. Je suis pas doué avec les filles. Alors il se peut qu’un jour je copie / colle ce texte avant de l’envoyer à ma rebelle d’ado même pas reconnaissante que j’ai acheté sa mère à bas prix.

Je sais que tu m’en voudras pas 🙂

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Ego-Strip Outrospection

[Ego-Strip][Outrospection] Comment répare-t-on un coeur? Please RT

L’un des plus gros problèmes dans ma vie a toujours été les affaires de coeur. La relation homme – femme demeure un mystère pour moi. L’alchimie qui se crée entre deux personnes. J’ai toujours chercher à comprendre les Lois régissant le couple. La fusion de deux individualités. Et l’explosion due à la fission de celles ci.

Tant d’erreurs de parcours.
Combien de déviations? De dilemmes de l’arrêt de bus?

A chaque fois qu’une relation s’achève c’est mon microcosme cardiaque qui est chamboulé.

Combien de promesses aspirées dans la fosse septique des « j’aurais du »,  « il fallait que ».

Il est difficile de se faire à l’idée qu’on s’est entiché de quelqu’un, qu’on a fait des projets puis un jour constater que non, finalement nos destins n’étaient pas liés. C’est généralement un évènement douloureux et je ne doute pas que, si vous avez déjà été amoureux et vous êtes séparés du dernier candidat au titre d’ « amour de ma vie », vous voyez probablement de quoi je parle.

J’ai croisé plusieurs femmes de ma vie potentielles. A chacune ses qualités, ses putain de défauts, à chacune sa manière de me faire éjaculer, d’une façon toujours particulière. Puis la venue de ce moment où tout ce qui semblait si parfait s’est craquelé. Peu importe les raisons de la rupture quelque temps plus tard, incompatibilité de caractère, infidélités, lassitude, impuissance… Les histoires d’amour finissent toujours mal. En tout cas pour moi ça n’a jamais loupé…

Je suis passé par tous les états. De l’impression d’être un évadé de prison, courant dans les champs, ivre de liberté, à celui de serpillière chouinante, au programme le plus allégé en dignité, de loin mon préféré. Je suis passé par ce moment pur drama où je me suis juré de ne plus tomber amoureux, trop fatigué pour avoir envie de recommencer la construction d’une relation. Vient souvent le temps des regrets parce que Pedrolito était votre âme sœur ou encore parce que  Gwendoline était finalement celle qui vous cassait le moins les couilles mais les massait le plus. Puis le temps passe. Et tous les souvenirs virent pastels. Et la valse recommence.

Une nouvelle paire, une nouvelle combinaison se crée avec la prochaine âme esseulée qui vous donnera l’impression de vous comprendre comme personne avant ne l’avait fait.

Au delà des relations de longue durée je pense également à ces rencontres qui se font et rentrent dans la catégorie « mes souvenirs les plus flous » après une durée pouvant aller de quelques heures à quelques mois, durée record.

La vie sentimentale est un sujet sacré. Parfois le simple fait d’y avoir renoncé lui confère de l’importance, celle ci brillant par sa présence dans les sujets de conversation de vos amis qui essaieront de vous coacher vers le grand amour, souvent une copine dégueulasse traînant ses guêtres dans les alentours.

Après chaque débâcle amoureuse, je me retrouve les yeux vides, la tête pleine de souvenirs teintés d’amertume, hochant la tête sur du Céline Dion ou tout autre artiste ayant pour vocation d’aider son prochain à se suicider, et je me demande pourquoi. Pourquoi je m’entête à tremper dans ces affaires quand on constate l’étendue des dégâts après la dernière bataille? Corps et âme abîmés comme une vieille catin de 80 ans qui se serait offert une équipe de rugby pour son jubilé.

La réponse vient d’elle même très vite. Il est bon d’avoir quelqu’un dans sa vie, les fous rires à deux, les délires, transformer les moments de galères en moments uniques. Quelqu’un qui compte. Les amis sont et seront toujours là, mais bon… On se comprend.

Et la valse continue.

Alors j’avance en terrain miné, avec une dispute désamorcée par ici, une rupture me pétant à la gueule par là. Recollant encore et encore les morceaux, espérant à chaque fois être devenu un peu plus solide que la fois précédente… Pour constater que je suis toujours aussi mauvais  et je me redemande si je ne serai pas le dernier à la table au final.

Avec le recul, je constate que l’amour est en grande partie une question de timing. J’étais prêt et pas Elle, et réciproquement. Le second cas étant arrivé plus fréquemment que le premier. On s’est connu trop tôt. On s’est rencontré trop tard. Trouver le bon partenaire de piste reste une histoire de rythme. Encore ne faut il pas laisser passer celle qui est sur la même fréquence que vous.

Je me suis souvent retrouvé pris au piège de mes propres conneries, regardant en arrière l’oeil mouillé, constatant mes erreurs. Rediffusion en boucle du match perdu, analysant mes erreurs, criant à la faute devant mon écran de souvenirs. Je ferai ensuite une troisième mi-temps à en perdre haleine, me perdre moi-même. Et à chaque fois que je reprends conscience, je constate que les blessures ne sont pas parties, ça en met du temps pour cicatriser!

Nous sommes tous des systèmes isolés disposants de tellement de moyens de communiquer, alors peut être pourriez-vous me rendre un service et me renseigner: Savez vous comment réparer un coeur? Please, RT.

Triice, éternel débutant.

3 réponses sur « [Ego-Strip][Outrospection] Comment répare-t-on un coeur? Please RT »

Arrêter les conneries, être quelqu’un de bien, ne jamais perdre l’espoir, continuer d’y croire, faire de chaque moment un instant particulier, prendre pour expérience les échecs, rester positif… Autant de mots qu’il est facile d’écrire mais moins simple d’appliquer.
Notre génération par en couille parce que l’on a ce mal être permanent, ce sentiment de tout avoir (largement plus que la génération de nos parents et de nos grands parents) et pourtant de se sentir mal.
Il n’y pas de réponse à ta question, je terminerai donc par une de mes phrases bateau :Tu as mal ? mais au moins tu as vécu des choses…

Ahhhh…l’Amour avec un grand A amène les grandes Questions avec un grand Q.:-D
Pour les réponses universelles…on attends toujours.
La réponse est en toi et c’est la seule qui vaille.

Étonnant cependant : Beaucoup de passages dans ton texte m’ont fait pensé à un titre d’une chanteuse que tu dois classer dans la même catégorie que Céline Dion (Segara – Méfie toi de moi)
Comme quoi les opposés s’attirent…

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