[Ego-Strip] Triice, Vagabond Urbain

La forme est classique, la formule convenue, mais j’ai certains principes.

J’aime me présenter avant de me foutre à poil.

Il y a un moment où on veut partager certaines choses que l’on voit, que l’on vit. Pas créer le débat, absolument pas, mais livrer une réflexion. Alors bien entendu chacun aura sa méthode préférée, certains tweetent, d’autres vous niquent votre page Facebook. Sinon il y a le forfait illimité, le bar, les soirées sextoys et j’en passe. J’ai pensé qu’ici serait un espace plus approprié pour les monologues.

La vérité c’est que je ne comprends rien à ce qui m’entoure. Les gens surtout. Du coup je passe mon temps à établir des théories foireuses sur les comportements de chacun à chaque fois que je tente d’assassiner mon foie. De la sociologie de comptoir somme toute. Avec le temps je pense que j’ai eu envie de donner à ces théories un peu plus consistance et un peu moins de degrés. Et comme au fond j’ai toujours trouvé que les carnets intimes c’était mortel, mais que c’était que pour les meufs, j’ai fait un blog.

Du coup ce n’est pas vraiment l’endroit sur lequel je peux raconter que « Je ne comprends pas tous ces petits boutons autour de mon pénis. Je me demande si on traite bien la syphilis… » Ca, je ne peux pas. Mais mes théories foireuses en revanche pourraient trouver leur place.

Pour ce qui est de l’auteur, en l’occurrence de moi, je ne pense pas qu’il y aurait beaucoup de chose à dire à chaud. Je fais parti de ces dizaines et dizaines de figures que vous croiserez en allant au taf, chez votre maman, chez votre dealer, que sais je. Une de celles que vous verrez et oublierez. Je fais ma vie un peu comme vous, tant bien que mal.
J’ai mes petites victoires. Etre arrivé au bar avant la fin de l’happy hour. Avoir mes transports. Une bonne cuite.
Et j’ai mes défaites. Sale journée au boulot. Nuit à dormir sur la quille. J’ai vomi.

Je gère mes problèmes de thunes, avec l’aide de mon banquier. Et mes problèmes de cœur, avec l’aide des potes au bar.

J’aime retrouver les personnes auprès de qui je me sens bien. Et bien que j’admette être naturellement un emmerdeur, je pense que ces personnes m’aiment bien, certaines d’entre elles en tout cas.

Je galère dans le monde professionnel pour trouver ma place. Et j’ai clairement le sentiment de m’être fait couiller quelque part entre le moment où mes camarades me racontaient les notes de frais que s’enfilaient leurs darrons sur le dos de leurs boites et le moment où j’ai signé mon premier contrat de travail…  Ces bâtards se sont mis bien.

La vie m’a appris que dans 99% des cas, si ça a l’air d’un coup de pute, que ça ressemble à un coup de pute, et que ça a un goût de coup de pute. C’est qu’on vous fait surement un coup de pute. Mais dans l’ensemble je pense que si je venais à crever demain, probablement dans des « circonstances burlesques, teintées de vice et d’absurde » comme il me l’a été prédit, ce serait sans cri larmoyant du genre « J’aurais au moins voulu faire l’amour une fois!!!! ».

Alors rien d’extraordinaire ne sortira de ma jeune cervelle alcoolique, mais ce blog est l’occasion de lâcher des mots à l’adresse d’un public anonyme. C’est vous les anonymes. Pas de famille, pas de maman qui ouvrira les yeux en grand quand je parlerai de mes yeux révulsés pendant la dernière fellation de grand standing que j’ai pu appréciée. Pas d’ami gêné parce qu’il n’a pas eu le temps de lire ce petit bout de texte tout pourri que vous avez écrit ou pire, parce qu’il l’a lu.

Alors je ne serai pas toujours poli. Je dirai souvent de la merde. Mais ne sachant qui se trouve de l’autre côté de l’écran je pourrai toujours vous inviter à sucer mon majeur en cas de désaccord idéologique. Je parlerai en revanche souvent de mes échecs, mes peurs, et toutes ces petites choses inutiles qui me passent parfois par la tête. Parce que le fait de les écrire me donne l’impression que peut être, il y en a qui galèrent aussi. Et quelque part, ça me fait plaisir!

Et si malgré tout ça vous dit de me payer une bière (parce que je n’ai aucune honte à être rincé toute une soirée), ce sera avec plaisir, c’est aussi pour ça le côté vagabond.

 

 

Triice, qui n’avait jamais eu de journal intime.

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Une Réponse to “[Ego-Strip] Triice, Vagabond Urbain”

  1. Nounou 18 janvier 2011 at 2 h 38 min #

    Je pourrais faire la morale également et dire ce qui est bien et mal. Mais comme j’ai lu un jour: Si la morale était universelle, ça se saurait.

    En tout cas pour ma part j’ai eu la chance de croiser la morale de Triice et elle m’aura marqué a vie !! et tu es un vagabond urbain unique et nous savons pourquoi !!!! Alors oui tu peux te permettre de dire ce qui est bien et mal et je pense que tu le fais bien !!! Une amie que tu as sortie du fond du puit ou du gouffre a toi de voir

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