[Ego-Strip] Trop Vieux pour ces conneries.

Vendredi soir j’ai célébré mon premier enterrement de vie de garçon. Une règle d’or de ce genre d’évènement veut que je ne puisse rien raconter de ce qui s’est passé. De toute façon, là n’est pas le sujet.

Ce qui motive ce petit billet est la réflexion que je me suis faite pendant le weekend, en me réveillant à 16h le lendemain, complètement à l’ouest, en boxer, cherchant de quoi me nourrir: J’ai mal.

Quel est le rapport avez vous envie de vous demander? Les plus malins ( et les plus usés) comprendront tout de suite. Il n’y a pas si longtemps je me serais réveillé frais comme un gardon à la sortie d’une telle soirée comprenant tous les excès parisiens qu’on puisse espérer, notamment de la danse( ou déambulation tribale) et de l’alcool. Beaucoup d’alcool. Aujourd’hui je me rends compte que j’ai un weekend entier qui est passé à la trappe. Trop occupé à panser mes blessures de guerre pour ne serait-ce qu’envisager une activité quelconque, genre regarder la TV.

Je n’ai que 26 ans, ce que j’estime être un âge respectable et encore branché. Je ne pense pas recourir au Viagra avant un nombre raisonnable d’années évalué à quelques dizaines. Et malgré le fait que je fume encore trop je devrais pouvoir me débrouiller dans un joli panel de sports collectifs. Tout à l’heure un de mes camarades soldats m’a dit une phrase effrayante mais qui a fait écho à mon weekend fantôme: « Triice, ce weekend j’ai pu expérimenter les journées d’un vieux… J’ai passé mon temps à faire des micro-siestes! Je regarde la télé puis trou noir pendant une heure, puis je traîne ma carcasse dans la maison sans savoir quoi faire » C’est ça. J’essaie d’avoir les autres au téléphone. Aucune nouvelle, ils ont probablement rejoint le cercle des potos disparus…

J’ai eu, comme beaucoup d’entre nous, le cursus classique d’un étudiant de cycle supérieur, fait de révisions, de partiels et de pas mal de bitures. Sans jamais en subir les conséquences. Aujourd’hui je me demande avant de sortir avec des amis si il ne faudrait pas que je pose un congé payé pour le lendemain… Au cas où.

Nul besoin de s’étendre plus que de raison sur une histoire aussi douloureuse que celle là. Mais force est d’admettre que je ne suis déjà plus le jeune dandy arpentant les soirées nonchalamment et en tout impunité. Je paie mes excès dorénavant, et le prix fort. Mes jambes sont faibles, mon foie crie grâce et je pousse un cri d’effroi devant un shot comme un chien ayant subi l’expérience de Pavlov.

L’alcool ou la vie? Partez avec la bouteille je n’ai plus soif*. Je suis trop vieux pour ces conneries.

*Pour l’instant…!

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  1. L’alcool en « Techn- I Color(i) » « - 25 janvier 2011

    […] un pylône essayant de comprendre à quel moment tout avait dérapé et que, bien heureusement, je n’ai pas travaillé le lendemain. Mais j’ai passé une excellente soirée… Et suis devenu un […]

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