[Préliminaires] Comme un premier samedi du mois

**Met la vidéo sur Pause**

 

Ca arrive souvent autour d’une table. Entre potes. Une phrase lancée en l’air repris par deux trois potes.
Ca arrive souvent autour d’un verre. En société. Un sous-entendu qui donne une autre tournure à la discussion.

L’arrivée du porno.

Le porno, c’est un peu le dernier invité dont on a honte de demander s’il vient à la maison ce soir mais qu’on s’attend tous à voir. Le squatteur de soirée, le mec qui s’invite un peu et dont, parfois, on n’ose pas trop dire du bien. Y’a des sujets comme ça : Le porno, la religion, la politique. Le premier étant le moins hypocrite des trois.

Il est difficile d’être consensuel quand on évoque le porno. Chaque mot étant susceptible de trahir des mœurs suspectes ou un copinage éventuel avec un individu un peu louche, le X.

Je regarde du porno depuis longtemps. Cela ne m’a jamais dérangé. Je ne m’en suis jamais caché. Ma vie sexuelle n’est pas en berne pour autant et je pense sincèrement qu’il n’y a pas que la branlette dans la vie. Il y a le sexe aussi. J’ai avec Porno une relation saine, de la bonne camaraderie. Il passe à la maison parfois, on se mate un truc, on rigole ensemble. Et bien qu’il ne montre pas toujours son meilleur visage, il est un peu bourru et brute parfois, il sait se montrer « smooth » et cool.

J’ai d’ailleurs pu constater, en plus de son apparition de plus en plus décomplexée au sein des babillages amicaux, des avis de plus en plus tranchés à son égard, ce qui motive un peu ce billet.

Mes débuts avec Porno remonte aux VHS du darron, ces vidéos qui commençaient par un petit « cinéma, ci-né-ma, doubidoubidouuu tchi tcha »! (N2Triice : Pour ceux qui ne l’ont pas reconnu c’était le jingle de Canal + avant la diffusion des films)… Les discussions avec les potes autour du sujet ont évolué avec le temps. Comme tout adolescent curieux, avec des hormones qui se réveillent, on en parle d’abord dans le contexte graveleux de celui qui parle beaucoup sans jamais avoir fait grand chose, puis, avec le temps, le débat est devenu plus élaboré, notamment avec l’arrivée de l’ADSL et des tubes. Les positions, les actrices, les scénarios inexistants. Pour moi, le porno est devenu un genre à part entière, avec ses codes, ses clichés, ses classiques. Un genre dédié à la gente masculine.

Au début des année 2000 Porno s’est radicalisé, comme en politique, il a connu sa fièvre des extrêmes. Avec le net s’est démocratisé le Gonzo. On s’est débarrassé des scénars pourris, on a resserré les plans caméra. On est passé petit à petit à ce qu’on pourrait appeler le porno gynécologique. A cette époque parler porno avec une femme, sujet classé X, était l’aveu d’être une personne déviante, perverse. Ou pire.

Mais les choses changent. Je me souviens d’un soir où un de mes potes, pendant un repas entre amis donc quelque peu alcoolisé, a commencé à délirer avec moi sur le nombre de Giga-octets contenus sur mon disque dur, une vraie vidéothèque… L’information ayant filtré (principalement à cause de nos rires de trolls déchirés) la conversation devint publique. On apprit ainsi que celle ci savait que son copain possédait sa collection de pornos et qu’ils en avaient regardé un ensemble, en plusieurs fois, forcément. Les couples se sont regardés avec l’air grivois de ceux qui se doivent d’essayer à leur tour. Ca rigole. Ambiance bon enfant. Porno s’est pointé à la soirée et, miracle, s’est fait invité à siffler un godet et non mettre à la porte comme un malpropre.

En constatant que le phénomène se répétait, j’ai commencé à me poser des questions, à faire un état personnalisé des lieux.

Ma conso perso tout d’abord.

Comme je l’ai dit précédemment, j’ai raffiné mes sélections. L’un des problèmes du net ce sont ces rapports de science fiction mode Maxi Best Of, où tout est plus gros, avec beaucoup d’additifs ajoutés. On se retrouve avec une actrice gonflée comme une baudruche en train de cracher sur un phallus avant de s’empaler et d’y aller à coups de reins ravageurs, le genre de scène tellement violente que vous en avez mal au bas ventre. « Un Bukkake ça va, c’est quand y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » (I see you Brice). C’est pas ma came. Désolé.

Je suis un mec du quotidien. J’aime, toute proportion gardée, que ce que je vois serve à attiser mes fantasmes. Une source annexe d’excitation. Un X dont je serais le héros. Du coup, je me suis redirigé petit à petit vers les long métrages plus funky des grosses boites américaines. Un scénario, un jeu d’acteur (rien qui ne mérite un oscar mais on a pire dans le cinéma traditionnel) et surtout un esthétisme qui nous sort des ambiances double C (Caméra Cave). Les gros plans fixes de 5 minutes en mode anatomique me font peur, j’ai l’impression qu’on va m’éjaculer dans l’œil.

Porno a compris que pour s’inviter au sein d’un couple et proposer une partie à 3 à Madame, façon « Mon mari, Porno & moi » il valait mieux tamiser la lumière, donner un côté plus ludique à ses productions.

Ca fonctionne.

Je suis allé faire un tour du côté du Tag Parfait, le magazine web de la culture porn qui fêtait samedi son premier anniversaire. Je me suis entretenu avec son rédacteur en chef, Gonzo, pour lui demander son avis sur la question et expliquer le succès du Tag.

 

Un jour en parcourant Xvidéos (cf sa page « tags »), je suis tombé sur un porno avec Stoya, je connaissais vaguement son nom, mais sans plus. Je suis tombé amoureux de la fille en un coup d’oeil, parce qu’elle ressemblait à tout sauf une actrice de cul, c’était un peu la petite copine idéale, superbe, classe et coquine. Après cette “rencontre”, j’ai commencé à chercher plus de vidéos d’elle, puis tout naturellement j’ai atterri sur le site de sa boite (Digital Playground), j’ai regardé les teasers et celui-ci (Atomic Tease) a été une révélation. Bande son d’un big band jazz, montage du teaser comme un film “classique” (alors que c’est du gonzo), filles superbes… Bref, je me suis dit que le porno avait bien changé depuis quelques années et que les tubes en faisaient pas trop la promo (logiquement, vu qu’ils sont menacés de procès par ces boites). Alors j’ai continué mon petit parcours porno, j’ai découvert Eon McKai, James Deen, les films (à scénario) de chez Digital Playground. Ces films que tu peux regarder avec ta copine sans gêne. C’était un peu l’obsession du moment, comme un gosse qui aurait trouvé un trésor, j’ai commencé à en parler autour de moi et je me rendais compte que personne n’avait jamais vraiment prêté attention à ces films, parce qu’on peut difficilement les trouver sur les tubes et c’est le mode de consommation numéro un de notre génération (appelle ça la génération porno). L’esprit de partage, montrer aux gens qu’il existe d’autres trucs cool que du gonzo dégueu, même si ça peut-être excitant. Puis est arrivé ce soir où y’a eu un déclic.

On était avec des amis (pour la plus part journalistes, blogueurs…) à l’anniversaire d’un pote. Je sais plus qui demande quels sont les changements sur les tubes, et un pote sort « bah demande à Gonzo, c’est le spécialiste des tags ». Je lui sors les tags un peu « trendy » que j’avais repéré. Puis j’embraye sur une ode à Stoya, je m’emporte, y’avait qu’une seule fille à cette table et j’ai remarqué qu’elle était hyper attentive. Y’a un vieil adage que m’a toujours sorti l’ancien patron de la Superette (N2Triice: Blog où Gonzo a fait ses classes) « tout ce que tu fais, fais le pour les filles« , alors je me suis dit que c’était marrant d’intéresser cette fille avec du porn !

Donc ça trotte dans ma tête, car finalement il n’y a aucun support en français pour parler de quelque chose qu’on regarde tous. Je commence à en parler autour de moi, et un ami journaliste me dit « ptain mais grave mec ! Ça fait trois mois que je tanne machin pour monter un truc dans le genre ! ». Comme j’avais un peu de temps à ce moment là, j’ai lancé le truc, ça a mis 3 semaines pour se mettre en place, le temps de monter le blog et d’avoir quelques articles, puis finalement nous voilà, un an après, c’est devenu un magazine, ça me prend un temps de plus en plus important. Le Tag Parfait parle aux gens, car on a comblé un vide, pouvoir parler de porno sans tabou, de manière détendu, entre “potes” en fait.

 

Le porno évolue, tout comme la sexualité, de génération en génération. Demandez à votre mère si elle a eu son quota de cunni plus jeune et observez son visage. Il y a des chances pour que, juste avant de vous prendre une gifle de niveau pro, elle baisse la tête vers le sol de déception.

Les femmes matent elles aussi, de plus en plus de porno (Sondage IFOP à l’appui, s’il vous plaît) mais à cela il faut mettre un bémol car auprès de beaucoup d’entre elles règne toujours l’image d’un porno UNIQUEMENT dégradant et abaissant pour la femme. Pour approfondir, je suis parti me renseigner auprès des quelques amies. J’ai pu constater que pour pas mal d’entre elles ce sont leurs premières rencontres avec le porno, ou les mecs en matant (pas les meilleurs exemples du lot) qui les ont rendu méfiantes. Il faut dire que tomber par hasard sur une éjaculation faciale n’est pas ce qui se fait de plus poétique ni voir 3 de ses potes dans un canapé limite en train de se pogner devant une vidéo, le regard vide, hypnotisés…

L’une d’elle m’a dit çeci:

Le porno a faussé la notion de sexe a plusieurs générations.  Le porno l’a sali. C’est devenu une histoire de soumission où la femme devient littéralement une chienne à la merci de l’homme à la grosse queue. Ou la pauvre nana se retrouve à 4 pattes avec 6 mecs autour d’elle. Je ne parle même pas de pratique humiliante dont je ne connais certainement pas le nom, mais maintenant, les mecs s’attendent à ce que le sexe devienne un court-métrage signé par Dorcel. Plus d’amour, « à quatre pattes, bitch ! » C’est triste. Moi perso ça me met ultra mal à l’aise de parler de ça, qu’on présente des actrices porno comme des artistes, et que si tu n’es pas aussi entreprenante que Clara et ses copines, t’es naze. Youporn killed the real Love. C’est sûrement niais ce que je dis, mais c’est mon avis.

Quand une amie me dit que son mec se fait un porno tous les soirs, et que ça ne la dérange pas, je suis profondément choquée.

 

Je ne pense pas qu’elle ait complètement tort. Mais le porno évolue. Il suffit de traîner sur quelques Tumblr pour voir de belles photos. Oui oui, belles. Et ça reste du « interdit aux mineurs », croyez moi! De nouvelles gammes de films se lancent sur le marché. Des films avec des histoires d’amour, des bons sentiments, des acteurs qui s’aiment, des scènes de porno qui ne donnent pas l’impression que le cameraman est armé d’un spéculum prêt à servir. Des films destinés aux femmes, aux couples. Qui sauraient montrer patte blanche dans les chaumières, à côté du canard, de l’huile de massage chauffante, du godemichet et de l’anneau vibrant.

Un film avec des sentiments, de l’amour, et du porno!

Je ne sais pas particulièrement ce qui a motivé ce billet, quand tant d’autres sujets étaient possibles. Peut être en hommage à l’émoi que me procurait tout jeune, l’arrivée du premier samedi du mois.

 

8 Réponses to “[Préliminaires] Comme un premier samedi du mois”

  1. Magnus 4 avril 2011 at 20 h 22 min #

    Ahahah ! J’ai adoré !
    Une belle manière d’approcher le sujet, d’en parler avec verbe et métaphore et pourtant dire l’essentiel !

    Mais oui, le porno ce n’est pas sale ! Il faut juste savoir lui rendre ses lettres de noblesse.

    Nos parents se sont battus pour que le sexe ne soit plus tabou, à nous d’en faire autant avec le porno !

  2. ALEX TEXAS 4 avril 2011 at 20 h 36 min #

    comme dirait kery james: hamdoulillaaaaahh….
    j’aime cet article, rédigé avec grand brio. et vive le sexe… amateur et fabricant moi meme de long metrages interdit au moins de 29 ans je ne peux que respecter et valider ce post.
    Vive le sexe… en solo ou a plusieurs, le resultat final, c’est le meilleur… 😉

    Big up a xvideos et youporn mes meilleurs potos sources d inspiration.

  3. nyssa 4 avril 2011 at 23 h 05 min #

    A la fois ultra motivée cet article, et en mëme temps perplexe à l’idée d’en lire trop sur ce sujet disons « sensible » (mais je peux parler de religion et de politique toute la nuit sinon !)
    Well done Triice. Ca ne change pas mon avis certes tranché sur le porno, mais j’ai au moins une vision cohérente et argumentée, pertinente de ton point de vue. (Et de ces messieurs ;))
    God save Triice !

  4. Sanska 4 avril 2011 at 23 h 50 min #

    Je pense que si Porno était si mal vu à l’époque par les femmes, c’est parce que la société prenait depuis peu des allures de féminisme féroce. Mais pas seulement…
    Soyons réalistes, les seules traces qu’on avait de Porno, c’était ce qu’on voulait bien nous montrer : du gore ou du fadasse.
    Qu’on se le dise, entrant dans une période où nos hormones font rages et notre corps se retrouvant tout enflammé tout fou tout désireux…On cherche – au même titre que les hommes – un petit Porno (bien que souvent les femmes préfèrent s’atteler à un film érotique). La plus part du temps c’est juste par curiosité…Oui mais qu’est-ce que ça cache derrière? Bref je m’éloigne de mon propos.

    Donc, nous aussi on cherche un peu à voir ce que ça donne, sauf que nous restons des femmes – pour ce que ça vaut – et nous ne sommes par conséquent moins apte à se taper des nuits blanches pour trouver un Porno de qualité.
    Tu soulignes très justement le fait que c’est un genre dédié aux hommes.
    Et pour cause, il n’a été – de prime abord en tout cas – été étudié que pour les hommes…
    Je m’explique.
    Les fantasmes réalisés ? Bon là c’est partagé. Accordé.
    Mais nous faire croire que la copine de Porno ne tressaille pas d’un millimètre quand une grosse queue vient lui triturer l’anus…On voit clairement que le côté femme est perçu façon poupée gonflable. Et là, messieurs, je me vois offensée.
    Par ailleurs, un gros budget est dépensé pour les fameuses copines de Porno (oui, il est polygame), mais quand on s’arrête sur la ganache des partenaires… On s’aperçoit très vite de l’inégalité budgétaire : faces de cul (remarque, ça reste dans le thème de Porno…)
    Sérieux, c’est mis en avant les mecs au statut de star de Porno ?

    Oui…Mais dans des films pour gay.
    Encore une fois, la femme peut bien aller se rhabiller.
    Oh, et je rajoute le délire lesbien : gros fantasme chez les hommes.

    Alors ne vous étonnez pas, si les femmes sont réticentes et ont des aprioris : mauvais et bons Porno compris.

    Mais, je rajouterai à cet immense avis féminin, que le problème du Porno, ce n’est pas forcément lui justement.

    Une amie me disait il y a quelques année, toujours pucelle « Faire une fellation je trouve ça super dégradant! Beurk, je le ferai pas c’est clair! »… Aujourd’hui, elle se la joue trainée… Mais rassurez-vous, les pipes c’est toujours pas son fort. Un brin de cohérence, reconnaissez-le.
    N’oublions pas que la fellation fait partie des préliminaires et est donc considérée comme un acte(art) sexuel à part entière…A la même enseigne que le cunnilingus (certains messieurs ont tendance à l’oublier, tututututute).
    Alors, voilà, où se situe le problème ? Dans le style que fournit Porno ? Ou bien…Chez certaines personnes, formatées par d’autres ?

    Sinon, histoire de détendre l’atmosphère… A partir du moment où on aime le sexe, il serait très hypocrite de dire qu’une scène pornographique est incapable de nous faire de l’effet. Et certains films non classés X en témoignent (Eyes Wide Shut ou pour d’autres Mulholland Drive).

    Bon il reste encore quelques points à traiter, mais là ça fait déjà beaucoup trop, alors je passe à la conclusion.

    Article que j’apprécie non seulement pour sa juste plume, les sourires qu’il inspire et sa construction réfléchie. Mais ce qui le détache du reste, c’est que tu as su y mettre du personnel et donc du subjectif tout en amenant ton lecteur à une réflexion peut-être plus objective et intéressante. Je rappelle que c’est un avis féminin qui s’exprime hein.

  5. Ledock 5 avril 2011 at 10 h 01 min #

    Cet article tant attendu était à la hauteur de mes espérances, bien écrit, drôle et pertinent. Dois-je ajouter que je partage totalement ton point de vue ?

    J’appartiens à la génération dite des pornophiles. Génération maudite s’il en est, parce que quand on est pornophile on est face à deux positions contradictoires.

    Premièrement, ne nous leurrons pas, la pornographie est un genre crée par les hommes et pour les hommes. Même si je suis toujours ébahi devant la dernière mouture de digital playground j’aime aussi voir mon gonzo bien trash de temps en temps avec sperme dans les cheveux et rimmel qui coule.

    D’un autre point de vue, on est toujours à la recherche de la perle rare. Le film qui te fera voir les choses différemment, qui te fera réfléchir un peu. Le film, très fortement scénarisé qui te fera presque mettre le sexe de côté. On en voyait pas mal durant les seventies, en plein boom de la révolution sexuelle certains opus par leur intensité dramatique et métaphysique font encore pleurer les vieux de la vieille.

    Aujourd’hui avec l’ostracisme de fait dont il est victime, le porno a survécu comme il pouvait. Il est allé au plus simple et à fini dans la facilité. Malgré ça il est l’un des média culturel qui connaît la plus grande croissance… est-ce le signe d’un retour à la qualité ? Je ne peux que l’espérer.En attendant le « porno social » se montre sous les formes divines d’elegant angel, les blockbuster de digital playground (ex: Pirates que même les non initiés connaissent )et quelques moutures de wicked pictures (manhunters que je recommande aux interessé(e)s).

    Quant au porno solitaire celui de la branlette secrète illustrée, celui-là, il se fait sous la quête éphémère et toujours perpetuelle… du tag parfait.

  6. Prince'ss 6 avril 2011 at 20 h 23 min #

    La grosse différence au niveau du sexe entre les hommes et les femmes c’est que les hommes sont axés visuel et les femmes beaucoup plus sensations (tout du moins pour la mise en excitation) alors c’est pour ça je pense que les femmes sont moins sensibles aux pornos au départ mais le visuel c’est un sens donc ça se développe!!!allez les filles mattez du porno ça peut développer une facette inconnue de votre libido!!!mdr
    ps Ledock je crois que si le porno est allé dans la « facilité » ce n’est pas parce qu’il est persécuté mais parce que ces scenarios complètement nazes ne trompaient personne et usaient de la « bobine » du film pour rien!
    mais bon sujet triice en même temps sur ce thème je n’en attendais pas moins de toi!

  7. 2fizzle 7 avril 2011 at 0 h 37 min #

    Pour avoir eu l’honneur de participer à la genèse de cet article, le résultat dépasse dépasse mes espérances.

    Comme prévu, l’article porte à controverse ! La preuve, la longueur de certains commentaires feraient passer Mandingo pour un asiatique, et pourraient même être utilisés comme des articles à part entière (I See You Ledock).

    Un sujet XXL et vaste, tu l’effleure d’une caresse hésitante face à une croupe paraissant inaccessible tant elle est voluptueuse, mais bien décidée quant à la destination finale et au désir de la saisir et d’en faire tienne.

    N’en déplaisent aux puritains et aux bien pensants: la pornographie est devenue une commodité culturelle au meme titre que la musique ou le cinema, si ce n’est plus ! Au delà des grands groupe industriels, c’est le porno qui a dicté le destins de technologies dans la bataille des supports videos : le vhs vs betamax, le blueray vs le HD-DVD, ce que touche le porno devient de l’or.

    La seule différence avec d’autres genres par exemple, c’est qu’il y a une grande majorité de film au scénario « ratés » ou des « nanards », et les chefs d’oeuvre sont rares, mais existent (et oui !)

    Aujourd’hui démocratisé, que ce soit dans l’art photographique, dans la mode, dans la musique… on parle alors de « porno chic »… Tout comme le termes « islam modéré », ce terme bâtard n’a pour putain de mère la culpabilité et l’hypocrisie de l’affection populaire face à un genre plus populaire qu’on le pense ou qu’on l’ose l’admettre.

    Ethymologiquement parlant, la pornographie est l’art d’exposer complètement et de manière extrêmement graphique ce qui existe vraiment dans la vie. Hors le sexe fait partie de notre vie, est l’origine même de notre existence, voir plus: il est inscrit dans notre patrimoine génétique.

    L’exemple le plus probant est une des oeuvre d’art les plus connues, celle de Courbet, « L’orgine du monde » !

    Je comprend qu’on puisse éprouver une certaine gène, ou une certaine pudeur quant au porno, mais de là à blâmer ceux qui le produise et ceux qui le consomme, c’est ça que je réprouve.

    Pour moi, la pornographie la plus blâmable est celle qu’on expose dans les journaux télévisés ou autres médias: la guerre, la famine, les sans abris, …bref, exposer ce genre de scènes et être aux rendez vous quotidiens à 13h et/ou 20H est une perversion beaucoup plus malsaine.

    Par contre, jamais un reportage sur le choléra à Haiti ne te fera gonfler un corps caverneux ou lâcher une petite flaque dans une culotte en dentelle…

    Le porno, c’est pendant dix minutes pendant lesquels on voit l’être humain dans ce qu’il a de plus vrai: à nu, laissant libre court à ses instincts, ses pulsions, sa bestialité, sa tendresse…

    A chacun sa perversion.
    La pornographie est au sexe ce que la musique est à notre coeur.

    2fizzle, Pornophile aguerri et donneur d’orgasme confirmé (merci youporn)

    PS: « Entre adultes conscentants » bien évidement 😉

  8. Astico24 19 mai 2011 at 15 h 58 min #

    Pour ma part, meme si je ne suis pas fan de pornos,je dirais que le porno (au mettre titre que tous ce qui appartiens au 7eme art) reste un film…Quelque soit le sujet pour un film , il faut l’articuler autour d’une mise en scène. Le porno ayant pour but principal d’exciter le spectateur et de mettre en valeur les corps à l’image son intérêt repose donc la dessus.

    De ce point de vue la on pourrait dire qu’un mauvais porno c’est un porno qui ne fait pas bander. Et j’imagine que l’idée reçue number one (moi le premier) c’est de se dire que le porno c’est pas compliqué suffit de prendre un couple et de filmer le tout et hop c’est emballé. Sauf que porno ou pas , si tu filme n’importe comment ton filme est mauvais et donc ennuyeux . Donne moi une caméra et une star de cinéma traditionnel , pas sur que j’arriverais à sublimer sa beauté. Alors sublimer l’acte sexuel et le rendre réellement aphrodisiaque , susciter une véritable excitation chez le spectateur c’est encore plus compliqué. N’oublions pas que le porno , comme les autres genres , reste du cinéma . Ce n’est donc qu’un vecteur à fantasme parmi d’autre et en aucuns cas la réalité. Le but du jeu je pense , c’est de montrer , de mettre en scènes des séquences « extra-ordinaire » ou appartenant à de l’hyper-réalité : Actrices au physique rêveur sortant du commun , situation pour le moins « impossible » dans la vraie vie , dialogue plus ou moins salaces ect…bref , le chalant , comme pour le reste du cinéma , vient chercher du « reel en mieux » quoi.
    Tout le monde sait ce que c’est que d’avoir une relation sexuelle , mais je pense pas que la majorité de la planète sache ce que ça fait de se taper une infirmière en minijupe offerte et complice a la plastique de rêve pour s’être fait un bobo à la jambe (moi perso quand je vais à l’hosto bah ça me vend pas trop du rêve)… Enfin bref. C’est cet aspect improbable mais propice à faire carburer l’imaginaire et les sens qui attire les gens je pense. Après a chacun de se faire son avis sur le sujet mais a moins de n’être qu’un piètre chercheur, le porno propose tellement de facettes différentes que chacun doit y trouver son bonheur… Bien sur il ne plairas pas a tous le monde, mais qui peu avoir la prétention de dire cela??? :/

    Comme dis plus haut je ne suis pas un fan de pornos mais ne serait-ce pas hypocrite de dire que: « jamais je n’en ai regardé ni même que jamais je n’ai ressentis la moindre petite sueur en le regardant…. » Je pense que certes il y a beaucoup de pornos trash, gore, hard ou le respect n’y est plus mais qu’en cherchant bien je pourrais y trouver une once de sympathie et l’inviter a l’apéro un de ses quatre…

    En ce qui concerne l’évolution du porno je ne peux me prononcer, n’étant pas un connaisseur acharné mais il est vrai que le sujet passe de plus en plus (dans les soirées par exemple). le sexe n’est quasiment plus un sujet tabou de nos jours et je pense que le porno, du a son évolution, suivra le même chemin

    Sur ce VIVEZ, SEXEZ,Y’a qu’ca de vrai!!!!

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